Éveil et taux vibratoire

Mis à jour : avr. 16

Il est aujourd’hui très souvent fait état de la montée vibratoire de la planète et des humains. Ce mot vibratoire prend une place très importante dans le monde New Age, à un point qu’il en est devenu une quête, un but, une destinée pour un grand nombre de personnes.


Il est vrai, et indéniable que chaque chose ou chaque être produit des vibrations. Pour l’humain, ces vibrations traversent les plans les plus denses jusqu’aux plans les plus subtils. Les battements du coeur créent des vibrations qui se propagent dans le corps, perceptibles jusqu’à la surface de la peau ou dans les tympans. Lorsque nous parlons d’élévation du niveau vibratoire, nous ne parlons pas des vibrations purement physiques, mais des vibrations plus subtiles qui se propagent au travers des auras. Le taux vibratoire définit un niveau vibratoire, et nous allons parler de lui qui suscite tant et tant de dérapages.


Avant cela, je voudrais évoquer le potentiel vital, dont dépend le taux vibratoire. Pour que puisse vibrer un corps à haute fréquence (puisque nous parlons d’élévation), il lui faut en avoir la capacité. Or, cette capacité prend forme dans le physique. Un corps en mauvaise santé peut-il vibrer haut ? Cela serait contraire à l’idée que se font tous les radiesthésistes de la planète qui mesurent le taux vibratoire en toute chose ou forme de vie. Le niveau vibratoire d’un humain se mesure en unités Bovis (Ub). Un humain vibre en moyenne aux alentours de 14 000 à 16 000 Ub sur le plan spirituel. Une personne atteinte d’un cancer vibre sous les 6500 Ub (équilibre biotique), et si la maladie s’aggrave, la vibration descend rapidement sous les 4500 unités. Disons le clairement : à vibration Zéro, il n’y a plus de vie. Nous comprenons là le principe. Cela ne veut pas dire pour autant qu’un humain vibrant à 30 000 Ub sera dans une mega forme physique « supérieure » à un autre vibrant à 10 000 unités de moins. Les choses sont bien plus complexes que cela*. Non, au-delà des besoins du corps en bonne santé, l’être humain peut accroitre deux choses : son potentiel vibratoire (sa capacité à se charger physiquement d’une grande quantité d’énergie) et son taux vibratoire (le niveau vibratoire en l’instant, mental et/ou spirituel). Le potentiel vibratoire est le contenant, et l’énergie est le liquide contenu. Nous entendons ici que le corps est le réceptacle de l’âme, et qu’il est l’ancrage fonctionnel de l’élévation vibratoire, dans sa matière, mais aussi dans ses différents corps subtils.


Abordons à présent un détail qui découle de ce qui précède : une énergie haute est une énergie positive : avoir de l’amour dans le coeur, être en joie, incarner un optimisme fort etc. Une énergie basse est une énergie négative : être triste, en colère, nourrir la haine pour soi ou pour l’autre etc. Aussi sûrement que les énergies basses créent la maladie dans le corps, un corps malade ne peut que très difficilement soutenir des hautes énergies et encore moins les produire. Ceci étant posé, nous pourrions nous laisser aller à penser qu’il suffirait donc d’être en bonne santé pour élever son niveau vibratoire, en devenant une personne spirituelle. Les pensées elles-mêmes sont génératrices d’énergies, hautes comme basses. Je pose donc ici-même une question : Pourquoi donc vouloir au point de le rechercher, de travailler pour le constater, puis de s’en glorifier, un haut niveau vibratoire ? Pourquoi est-ce devenu un besoin à ce point ? Certes, la planète s’élève, car l’humanité s’élève, après être descendues toutes deux très bas. Il s’agit donc d’un processus global, engendré par des évènements qui nous dépassent, et dont on peut sans peine se réjouir. Ceci n’explique pas la volonté de la personne à élever son taux vibratoire, et encore moins celui de s’en venter… Alors j’aimerais aborder ici la simple idée du besoin : lorsque nous n’avons pas mangé depuis des jours, nous avons faim, et la faim engendre le besoin de s’alimenter. Alors nous mangeons. Que se passe t’il ensuite ? Nous n’avons plus faim, et donc plus besoin de manger. Tout besoin est engendré par un manque de quelque chose, ou par un excès de son contraire. On a besoin d’amour lorsque nous sommes en manque d’amour, on a besoin de fraicheur quand on a trop chaud etc. En ce qui concerne le taux vibratoire, de quoi manque t’on ? Ou encore, qu’est ce qui est en excès chez nous ? À rechercher une élévation vibratoire, est-on en manque d’énergie positive, ou sommes nous envahis par les énergies négatives ? En clair, avons nous besoin de paix ou d’amour à l’intérieur de nous ?


Ce sont bien des questions que l’on pourrait ne pas se poser en s’astreignant à élever son taux vibratoire de manière mécanique. En méditant chaque jour, en priant, ou plus simplement en décidant d’être la paix que l’on recherche, on met en oeuvre un processus intellectuel de décision. On voit aussi des choses assez surprenantes, comme la pratique du tantra dont la vocation serait d’engendrer une montée de kundalini, pour élever son taux vibratoire. Il existe tant de pratiques répandues par le courant New Age qu’il me semblait important d’écrire cet article sur le taux vibratoire et l’erreur majeure qu’il conduit à faire : le vouloir.


J’écrirais ce qui suit sans aucun jugement, car je n’ai pas été exclu du phénomène au cours de ma propre vie. J’ai encore lu récemment un message qui m’évoquait le caractère ‘extraordinaire’ du taux vibratoire d’une personne. Cette personne qui m’annonçait un taux vibratoire hors normes, ajoutant être dotée de particularités tout aussi hors normes était pourtant en grande souffrance. On pourrait n’y voir que l’ego trônant dans la fierté d’être différent, mais j’y vois personnellement toutes les douleurs intérieures. Cette souffrance n’est à souhaiter à personne, mais elle fait partie du chemin. Quand à l’ego, il fait aussi partie du chemin, et reste nocif tant qu’il n’est pas mis à la face de l’individu qui sera alors en mesure, non pas de le tuer, mais de le comprendre pour le maîtriser.


Le taux vibratoire peut monter par tous ces travaux « spirituels » ou ésotériques. C’est un fait. Il ne faut pourtant pas oublier qu’à ce taux vibratoire est liée l’énergie de la personne, qui elle aussi va augmenter. Elle augmentera et accentuera toutes les énergies en présence dans le corps et les auras de la personne. S’il y a souffrance intérieure, il aura besoin de s’en extraire. Nous pourrions préférer à cette expression le besoin de l’extraire de nous. Augmenter son taux vibratoire en pensant que cela supprimera nos douleurs intérieures est une erreur. Une autre façon de faire consiste à travailler sur nos douleurs intérieures pour les dissoudre en nous, ce qui libèrera l’espace l’espace mobilisé par ces énergies négatives, pour qu’il soit éventuellement remplacé par une énergie positive, et augmentera ainsi notre taux vibratoire. C’est cette image qu’il faut retenir de nombreux sains et sages de l’histoire, à commencer par les souffrances sur le chemin de croix du Christ. Ne peut-on pas voir dans cette image d’un homme qui a vécu les pires atrocités dans son corps, celle d’un homme qui a affronté ses démons intérieurs pour s’en libérer ? Le corps subtil émotionnel déborde de ces empreintes douloureuses de notre passé. Chacune de ces empreintes résonne dans les corps subtils, jusqu’à pénétrer dans le corps physique, pour y créer des pathologies à plus ou moins long terme.


Alors pour quelle(s) raison(s) voudrait-on seulement « posséder » un haut taux vibratoire ? Est-ce pour se sentir mieux et plus heureux ? Est-ce pour montrer à l’autre qu’il est « plus bas » ou « moins haut » que nous ? Sur-lignant par là-même notre position dans l’élévation ? Il n’y aurait dans cette position, fusse-t’elle inconsciemment manifestée, ou consciemment ignorée, le produit d’un ego spirituel qui ne peut conduire à la paix. La création a fait de nous ce que nous sommes, et dans ce que nous sommes, il y a cette possibilité d’atteindre la plus haute élévation spirituelle qui soit. Que ce soit dans cette vie ou dans une autre, il y a toujours pour nous la possibilité d’accéder à plus haut, mais sans jamais perdre de vue la nécessité de travailler sur tous les plans. Ces plans sont le physique, le mental, l’émotionnel et le spirituel, pour résumer. Les chakras humains se développent au cours de la vie, et chacun se charge ou se décharge d’énergies positives ou négatives. S’il devait être vécu une illumination spirituelle dans cette incarnation, elle ne pourrait aucunement avoir lieu sans que tous les corps soient purifiés. La pureté n’est pas une chose que l’on décide pour soi, et encore moins pour les autres. Un chakra porte la connaissance de ce qui lui a été attribué dans la vie de la personne. Ce n’est ainsi pas par le hasard que le chakra racine soutient tous les autres. L’énergie disponible en la personne peut être totalement envoyée dans les chakras supérieurs, et ouvrir ainsi la porte à des connaissances jusqu’alors inaccessibles. Pourtant, malgré un important potentiel vibratoire, cela ne signifie pas pour autant que ce potentiel est pleinement actif. Si l’énergie n’est pas suffisante pour remplir intégralement son potentiel (le contenant), alors les chakras du bas seront désancrés, et toute cette connaissance ne sera jamais transformée en savoir concret, utile pour la personne ou pour le Monde. À l’image du contenant que l’on remplis de liquide, sont irrigués progressivement les chakras du bas vers le haut. Décider d’élever son taux vibratoire peut tout à faire conduire à renverser le contenant, et à se retrouver ainsi la tête en bas et les pieds en haut.


Reste à conclure cet article par la question logique : que faire pour bien faire ? Il y a la réponse que je vais apporter, et celle qui est en vous et qui prédomine, en toute logique. Ma réponse est la foi. Avoir la foi en une seule et unique chose : si notre seule volonté est de servir notre âme, alors notre âme a les clés. Il n’est nullement question de temps, car le temps dont nous pensons bénéficier dans cette incarnation n’est qu’un marqueur dans l’espace de cette vie ci. Si l’on a la foi en nous mêmes, nous avons le pouvoir sur une chose plus importante que les autres : la joie. S’il y a joie, il y a lumière. S’il y a joie durable, quelles que soient les circonstances, il y a paix. S’il y a paix durable, il y a possibilité de développer l’amour que l’on dit inconditionnel. Cela n’exclue en rien la possibilité de faire tout ce que nous faisions auparavant, seule changera la vibration dans laquelle nous nous plaçons pour le faire. Autrement dit, on peut méditer pour la joie de pouvoir le faire, et la vibration sera celle de la joie. Si on médite pour oublier les peurs, ou pire, pour augmenter son taux vibratoire, la vibration sera celle de la peur, accentuée par l’appuis de l’ego spirituel. On peut prier pour aller mieux, mais on peut aussi prier pour trouver la force de dissoudre le mal en nous, et la vibration sera différente.


Nous avons toujours le choix d’emprunter la voie la plus courte en pensant qu’elle sera plus rapide, ou d’emprunter la voie la plus longue et la plus sinueuse. Puisque notre âme a été créée pour tout expérimenter, c’est aussi pour tout comprendre d’elle-même. Une âme incarnée cherche à savoir, et ça prend du temps. C’est ainsi que l’être humain a vocation à s’entraider sur ce chemin d’enseignement permanent. Dans un Monde où la recherche du pouvoir est à la racine de tous les maux, peut-être que l’abandonner soi-même est un point de départ intéressant. Puisque le pouvoir a vocation à libérer des peurs et des doutes, peut-être qu’abandonner le pouvoir, ne serait-ce que sur nous-mêmes, pourrait permettre de voir, enfin, que nous sommes manipulés par nos propres doutes, et nos propres peurs.


Comme il faut toujours un point de départ à tout chemin que l’on décide de prendre, autant choisir celui qui nous conduira à la joie. Un de ces points de départ est celui de l’exploration de l’émotionnel, un chemin sur lequel nous irons chercher un compagnon de route qui sera le thérapeute ou le coach, mais aussi l’ami(e) ou la famille karmique, qui tous feront pour eux-mêmes ce que nous accepterons de faire pour nous-mêmes. Bienheureuse est la vibration véritable, celle qui régénère et qui crée.


* Il est important de savoir ce que l’on mesure quand on mesure un taux vibratoire. Selon Georges Prat, dans son excellent précis cartésien de géobiologie, l’être humain est triple : corps/âme/esprit. Il y a donc trois taux vibratoires, le taux vibratoire corporel (qui désigne l’état de santé, de 0 à 9000 Ub), le taux vibratoire mental (qui désigne la richesse de l’esprit, de 1000 à 18000 uB), et le taux vibratoire spirituel (qui désigne la spiritualité de l’être, en moyenne aux alentours de 18000 Ub, mais qui peut aller bien au-delà, les valeurs actuelles grimpant régulièrement en raison de l’élévation globale de la planète). On peut ajouter à cela un autre facteur, l’émotionnel, et qui joue un rôle important de nos jours. À défaut de préciser au moment du relevé du taux vibratoire, on ne sait pas ce que l’on mesure. Est-ce le potentiel qui est annoncé ? Est-ce le taux réel et présent ? Est-ce le taux spirituel ? Le mental influençant les résultats du pendule, on comprend pourquoi l’ego spirituel ne peut que conduire à des relevés faussés, imprécis et potentiellement dangereux pour la personne. Il est essentiel de comprendre. Alors le simple fait de relever soi-même son taux vibr

atoire peut être seulement un acte issu de cet ego, car rechercher cette donnée pour soi-même est la preuve manifestée d'un vouloir, qui sous-tend un besoin d'avoir (un pouvoir ?), et pas de l'ÊTRE qui pourtant est désormais bien une réalité. Si l'information concernant notre taux vibratoire doit nous être donnée, nos guides s'arrangeront pour nous la faire parvenir, par une voie autre que notre désir. Une personne nous donnera probablement cette information sans que l'on ait eu à la lui demander. Ou pas.


Crédit photo : Poupoune05 (www.pixabay.com)

Taud ou Taux vibratoire ?


*Le magnétisme, comme l'énergétique sont soumis à des prérequis sans lesquels l'efficacité est amoindrie. Ils ne dispensent pas, en outre, d'un suivi médical régulier.

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