Éso-tér[isme] VS carté-sian[isme]

Mis à jour : avr. 16

Nous percevons ce monde d'une façon parfaitement identifiée. Nous le pensons représenté par ce que nos cinq sens nous envoient. D'informations en informations, nous construisons ce monde qui nous semble complet. Pourtant, nous ne pouvons nier aujourd'hui qu'autre chose réside dans le monde, et que peut-être nous n'aurions pas vu, ou perçu, ou compris. Cette autre chose est la partie invisible de cette réalité qui, à défaut d'être observée consciemment, fait de la réalité une illusion.

Aborder le thème de l'illusion est un exercice parfois périlleux pour ceux qui se disent "matérialistes", voire même pire à mon sens, lorsqu'ils se disent "cartésiens". Cet homme qui porte actuellement la responsabilité de tous les aveuglements, le fait bien contre son gré, j'en ai peur. N'a-t'il pas dit que "Pour atteindre à la vérité il faut, une fois dans sa vie, se défaire de toutes les opinions que l'on a reçues, et reconstruire, de nouveau, et dès le fondement, tous les systèmes de ses connaissances." ?


On est bien loin des pseudos-cartésiens qui comprennent qu'il ne faut croire que ce que l'on voit, faisant ainsi plutôt référence au disciple Saint Thomas, rendu célèbre par ses doutes, mais aussi par ses questionnements… Des questionnements qui semblent avoir quitté les sphères actuelles, dites modernes. Il est vrai que de nos jours, on s'intéresse peu, on se questionne de moins en moins face à ce qui se construit sous nos yeux. On peut même en arriver à se questionner si peu, que l'on arrive à subir totalement sa vie et son environnement. Quand on se réclame du cartésianisme, on ne peut que croire qu'un état de mal être est logiquement issu d'une cause concrète, mais surtout matérielle. On peut penser être mal parce que dans la journée il s'est produit un évènement X ou Y, et ramener notre malaise à cela. On peut aussi, et cela est plus grave encore, ne pouvoir faire aucune association entre le vécu et le malaise. Alors on cherche, le mental se met à bouillir, on réfléchit, pour finalement chercher une cause bien matérielle et bien "réelle" à ce que nous vivons de désagréable en nous. Peut-être que de ce vélo perpétuel qui tourne dans notre tête sortira un vieux démon, ou une vieille casserole de sous les fourneaux. Peut-être que nous trouverons le responsable de cette situation, qui lui, n'aura absolument aucune idée de ce qu'on lui reproche. On fera des plans sur la comète, on inventera des causes à un problème qui n'est finalement qu'à l'intérieur de nous.


L'idée n'est pas ici d'accuser quoi que ce soit, ni qui que ce soit. Ce qui est vécu en soi a, et à cela j'adhère pleinement, est bien là, parfois. Une sensation de mal être peut être le fruit de diverses sources. Dans le livre de Nevyana Konstantinova, La rose des vents, on peut lire une explication sur ce sujet. Pour un médecin, il existe des causes "exogènes" ou "endogène" à une maladie. Dans le langage qui est le mien, et qui rapporte aux strictes mêmes choses, je parlerais de causes exotériques, ou ésotériques. Je pars également du constat que ces deux voies conduisent à la même conclusion. Le terme exotérique évoque tout ce qui provient de l'extérieur de soi. Le terme ésotérique évoque tout ce qui vient de l'intérieur de soi. La plus grande difficulté pour beaucoup, en ce monde actuel, est de rendre concret certains savoirs, et cela est bien souvent ceux qui proviennent de l'ésotérisme. Ce terme fait si peur… Magie et autres choses auxquelles ont ne comprend pas grand chose sont jetées telles des carcasses aux loups dans le grand sac de l'ésotérisme. Selon Nevyana Konstantinova, je cite :

"Le savoir ésotérique, à mon avis, est pareil à un éclair qui me traverse lors de mes tourments pour comprendre les pourquoi et les comment. Un éclair me fait voir mes espaces intérieurs pour m'orienter mieux dans les espaces extérieurs."

Appelons cela comme vous le voulez : l'intuition, la clairvoyance, la médiumnité (terme galvaudé), bref, l'ésotérisme est justement issu de ce que notre monde moderne refuse désormais de considérer comme étant partie intégrante de la réalité, et qui fait les frais d'un cartésianisme désoeuvré, ou encore d'un darwinisme à bout de souffle.


À tout mal être, il y a donc, selon moi, deux sources possibles. L'une peut être plus prégnante que l'autre, les deux peuvent s'activer l'une et l'autre, ou se renforcer l'une et l'autre. Il peut y avoir l'une qui est plutôt la cause, et l'autre qui sera plutôt la conséquence. En des termes plus simples et compréhensibles : on peut être mal à cause de soi (ou du moi), comme on peut être mal à cause de quelque chose (ou quelqu'un) d'extérieur. Le problème est actuellement qu'en raison de l'aveuglement qui conduit à refuser l'existence de ce qui n'est pas palpable ou visible, on finit rapidement par basculer dans une victimisation de masse. À chaque victime son bourreau, à chaque sauveur sa victime. Si je vais mal, ce sera forcément en raison de quelqu'un ou de quelque chose qui doit impérativement se situer dans ma sphère personnelle, dans mon entourage ou dans ma vie. Bien souvent cela est vrai, mais il y a autre chose. Oui, il y a autre chose…


Nous vivons dans un monde complexe. Il y a le visible et l'invisible, il y a le palpable et l'impalpable. Il y a la pierre et il y a l'air. Il y a le chaud, et il y a le froid. Dans le domaine de l'humain, il y a l'intérieur, et il y a l'extérieur, comme nous venons de le dire. Il y a donc des choses visibles qui viennent de l'extérieur, mais aussi des choses invisibles… Il y a des choses intérieures et perceptibles dans le corps, et d'autres choses intérieures qui sont imperceptibles. L'être humain est triple, un mental (ou intellect) dans un corps, mus par un esprit (entendez l'âme). Le mental interprète les signaux nerveux du corps, douleurs, démangeaisons, frissons, chaleur etc. Le système nerveux est le lien entre le mental et la matière physique. Or, toutes ces données sont celles acquises dans la vie, et stockées dans le dossier "savoirs ésotériques". Vous ne pouvez nommer et définir que ce que vous connaissez. Qu'en est-il de tout ce que nous ne connaissons ou n'identifions pas mentalement ? Comment cela se manifeste t'il ? Y avons-nous accès ? Je vous renvoie à certaines connaissances sur l'âme*, importante pour comprendre qu'elle est aux commandes, toujours. L'âme communique car elle a ses propres connaissances. Le vécu de l'âme contient des données que nous n'avons pu stocker dans cette vie, mais également des données que nous avons expérimentées, mais dont nous n'avons pas la pleine conscience en chaque instant. Ainsi, quand nous interagissons dans notre monde, se passent des choses que nous ne conscientisons pas. Pourtant, notre corps reçoit les informations de l'âme, qui elle sait que quelque chose se passe. Cela passe par le corps émotionnel, et se matérialise dans le corps. J'aborde ici la notion de transfert éthérique. Ce mot vient se placer comme un lien entre exotérique et ésotérique. XOSO disparaissent pour laisser éthérique.


Encore une fois, je précise à nouveau qu'en remettant tout ce que l'on ne connait pas, sous prétexte que l'on est cartésien, on ne s'intéresse pas à une grande part de notre réalité. Cette réalité est celle-ci : nous sommes influencés, touchés, impactés parfois, par une réalité invisible et qui dépasse notre seule condition individuelle. Nous pouvons recevoir des énergies extérieures qui, une fois à l'intérieur, vont venir semer le chaos. Ces formes d'énergies de vibration basse viendront mettre en résonance nos propres énergies de même nature. Cela est une conséquence des lois essentielles qui maintiennent l'Univers tout entier, mais là n'est pas notre sujet. Que l'énergie circule partout et en toute chose est une évidence pour qui s'est un tant soit peu intéressé au sujet, mais cela va bien au-delà du seul contact humain.


L'énergie est un fluide qui est encore différent du plus impalpable des fluides. L'état gazeux est le plus impalpable des états que l'on connaisse. L'air est un gaz, invisible, inodore et impalpable. L'énergie est une autre forme, toute aussi invisible, inodore et impalpable. De la même manière que les gaz se mélangent, l'énergie se mélange. Or, d'où provient toute cette énergie ? De multiples sources, oh combien ? Le soleil, l'eau en mouvement, la terre, l'air, fondamentalement ces quatre éléments là sont sources d'énergies, parfaitement exploitées par l'homme, au demeurant. Mais ce n'est pas tout, la vie produit de l'énergie, et qui dit vie, dit hommes, et humanité… Plus de sept milliards d'être humains sur cette planète ne pourraient donc pas être une source colossale d'énergie ? Bien sûr que si. D'ailleurs, cette énergie est exploitée, par l'homme lui-même… Nos corps physiques produisent de l'énergie, nos pensées produisent de l'énergie, nos émotions produisent de l'énergie, et que dire de nos âmes ? Pourquoi ne seraient-elles pas la source motrice des trois autres ?


Vient donc le temps de faire concaténation de tout cela. L'énergie se mélange, l'être humain produit des énergies, qui donc se mélangent. Comment ? Concrètement par tous les sens de l'être humain : la vue, l'ouïe, le toucher, les odeurs, le goût. Chacun de ces sens est ce qui laisse penser à l'homme qu'il est homme. J'en reviens donc à l'idée que les cartésiens ne croient que ce qu'ils voient. Ceux-là ne croient donc être dotés que de ces 5 sens, mais selon les critères que je déroule ici, ils sont doublés par une forme invisible, toucher, vue, odeur, goût, ouïe existent dans les plans invisibles et impalpables, des plans qui ne sont qu'énergie. Que résulte t'il de tout cela ?


Nous sommes tous reliés les uns aux autres.

Nous sommes reliés par la pensée, par l'énergie du corps, par les émotions. Tous ces liens créent de l'information qui s'échange, perpétuellement et qui se stocke dans l'invisible. Cette accumulation d'informations donne forme à une sorte de conscience immatérielle globale, que j'appellerai la conscience collective. La conscience collective exprime l'énergie globale de l'humanité. Nous entrons là dans le domaine quantique, et dans la forme la plus impalpable des réalités, mais aussi la plus subtile. Cette conscience collective est aujourd'hui utilisée à de multiples fins, et tout cet article a pour sens d'en arriver à cette conclusion. Chaque image, chaque son, chaque situation que nous vivons entre en résonance avec ce que d'autres humains vivent. Créateurs de nos propres expériences, par la pensée et l'émotion, nous pouvons véritablement imaginer que nous créons ce que la conscience collective comporte comme informations et comme vibrations. Si le collectif est triste, nous aurons tendance à être tristes, si le collectif est en colère, nous aurons tendance à être en colère.


Reste alors à poser une question : peut-on associer le fait que les médias ne distillent majoritairement que de la colère, de la tristesse ou de la peine à un état général des consciences qui s'éloigne quotidiennement un peu plus de la joie ? Celui qui a peur n'a toujours eu que deux choix : aller vers la colère ou la soumission. Peut être est-ce là le choix auquel nous sommes inconsciemment conduits. Il existe des solutions qui se situent dans la prise de conscience, ou si j'ose dire (et j'ose) : dans la reprise du pouvoir de ses propres consciences. Si le monde va si mal, ce ne peut être qu'en raison de la perte d'une moitié des repères, celle précisément exclue par les cartésianistes en verve. Développer en nous cette part invisible, subtile et oubliée depuis des siècles est une voie de ré-appropriation de Soi, qui seule peut guider le Moi dans ce monde en décadence.


L'Alchimie de l'âme


Thebookedition (version papier)

https://www.thebookedition.com/fr/l-alchimie-de-l-ame-p-366717.html?search_query=l%27alchimie+de+l%27ame&results=1

*Le magnétisme, comme l'énergétique sont soumis à des prérequis sans lesquels l'efficacité est amoindrie. Ils ne dispensent pas, en outre, d'un suivi médical régulier.

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