Flammes jumelles - Le contrat des deux âmes

Dans cet article, nous allons à la fois ajouter des précisions sur la nature du contrat passé au-devant de la Source par les deux âmes, mais également apporter des éléments de compréhension sur le texte "L'exégèse de l'âme" dont vous trouverez le lien de téléchargement en fin de cet article.


Tout d'abord, merci de lire attentivement ce qui suit !

L'exégèse de l'âme est un texte qui remonte à la nuit des temps. Sa datation remonte à une époque située entre 125 après JC et la fin du 2ème siècle. Le contenu de ce texte est extrêmement riche, mais il suppose de prendre un recul important, notamment en raison des termes qu'il contient. Effectivement, ce texte est un mélange de gnose et d'éléments juifs ou chrétiens des premières heures. Lorsque vous lirez des termes comme prostituée, il ne vous faudra pas ramener ce terme à la notion que nous en avons de nos jours, essentiellement corporelle. Cet exemple est important, car il permet de comprendre le texte dans sa dimension spirituelle. La notion de prostituée est essentiellement évoquée pour l'âme qui s'est vendue à d'autres, non pas contre monnaie trébuchante, mais contre toute autre forme de sécurité ou de confort. Je vous demande donc de voir ce texte comme un enseignement empreint de l'énergie de l'époque, et qui peut paraître rude, bien que cachant des vérités que nous vivons toutes et tous.


Les deux jumeaux de flamme jumelle sont incarnés, et leur âme a passé ce fameux contrat. Évacuons tout de suite les interdits liés à ce contrat. Ce contrat est un contrat de vie, le contrat d'une incarnation de grande importance. Cette incarnation doit nous conduire à accomplir quelque chose, et ce quelque chose est en nous. Le premier des interdits est de refuser ce contrat. Un jour vous avez demandé de l'aide à vos guides, et plus grand encore... Ce jour là vous étiez très mal, et vous avez peut être supplié d'être aidé. Ne doutez pas de vous être adressé(e) alors à la Source, et à tout ce qui lui est rattaché, à commencer par votre âme. Il serait totalement incohérent de dire à présent, ou peut être hier, ou demain, que finalement non, tout va bien, parce que vous avez peur des changements dont vous prenez conscience, et qui sont nécessaires.


De toute façon, cela ne fonctionne pas ! Ce que l'âme a décidé de vivre, elle va le vivre. Si elle ne peut le vivre, elle n'a à priori plus rien à faire dans son corps... C'est pour cette raison que successivement, à chaque erreur de parcours, à chaque mauvaise trajectoire empruntée, nous sommes en quelque sorte réactualisés, remis sur le chemin par des blocages, des obstacles, ou des coups de foudres. Nous avons fait ce voeux avant l'incarnation, que d'atteindre l'état d'unicité, c'est à dire l'état de vie pur et manifesté, dans un monde en totale perte de repères.


Il est donc interdit, et c'est bien logique, de faire porter toute la responsabilité du contrat sur l'autre, en refusant nous-mêmes de nous observer, de nous purifier nous-mêmes. C'est alors que bien des commentaires que nous pouvons croiser sur le web, de pseudos flammes jumelles qui jugent, attaquent, ou imposent des vérités qui ne sont soutenues que par des egos divers et variés prennent ici tout leur sens : défiance, ou déni du contrat... Personnellement, je pense très humblement que tout ce qui se produit dans nos vies à lieu d'être, même s'il s'agit de la pire des choses. À nous d'en retirer l'expérience et la sagesse...


Chaser et Runner se sont déjà connus à plusieurs occasions. Les deux âmes générées dans le cosmos ont toujours été en résonance sur tous les plans. Pour autant, et comme à chaque incarnation commune précédente, elles ont du mal à s'incarner totalement dans cette vie présente. Toutes ne parviendront pas à la réunion, car toutes ne parviendront pas à se regarder de l'intérieur, comme cela est dit dans le texte de l'exégèse. Beaucoup continueront jusqu'à la fin à ne regarder que l'extérieur, la responsabilité des autres et pas la sienne, ou toute forme de compromis qui puisse alléger la vie et les efforts à fournir sur soi.


Extrait :

"Après qu’elle se fut livrée à des amants adultères, violents et infidèles pour qu’ils usent d’elle, elle sanglota beaucoup et se repentit. À nouveau, après s’être détournée de ces amants, elle court vers d’autres qui, comme des maîtres, la forcent à habiter avec eux et à les servir dans leur lit. À cause de la honte, elle n’ose plus les quitter, car ils lui font illusion comme s’ils étaient de vrais maris fidèles qui la respecteraient beaucoup. Et à la fin de tout cela, ils la quittent et s’en vont."


Interprétation possible : après s'être vouée aux croyances des autres, qui eux-mêmes sont prêts à chercher ailleurs matière à imposer leur pouvoir, l'âme pleure et se plaint. Pourtant elle continue à donner son pouvoir aux autres... jusqu'à ce que :


Extrait :

"Elle, alors, devient veuve, pauvre, abandonnée, sans secours, sans même une oreille pour (l’écouter et la) sortir de son affliction, car elle n’a tiré d’eux que les souillures qu’ils lui ont transmises en s’unissant à elle. Ceux qu’elle a engendrés des adultères sont sourds et aveugles, débiles et faibles d’esprit."


Interprétation possible : l'impression de solitude, ce goût âcre dans la bouche et dans le coeur qui nous fait un jour penser que jamais rien ne changera, et que nous n'avons d'autre façon de vivre en ce monde qu'en nous protégeant...


Extrait :

"Mais si le Père d’en haut la visite, qu’il abaisse sur elle son regard et la voie sangloter à cause de ses passions et de sa disgrâce, se repentir de la prostitution à laquelle elle s’est livrée et commencer à invoquer son nom pour qu’il la secoure [sanglotant] de tout son cœur en disant : « Sauve-moi, Père ! Car vois : je vais te confesser [que j’ai quitté] ma maison et me suis enfuie de ma chambre virginale. Tourne moi à nouveau vers toi ! » ; s’il la voit dans cette disposition, il la jugera digne de miséricorde, car nombreuses sont les afflictions qui ont fondu sur elle parce qu’elle a quitté sa maison."


Interprétation possible : lorsque nous "rendons l'âme" en demandant de l'aide, ou en demandant d'en finir, dans notre coeur ou dans notre conscience, il se produit ce qui est décrit. Le père est différent de la Source, que je définirais plutôt comme la chambre virginale. Pourtant c'est à lui, au TOUT que nous adressons notre complainte. Alors nous recevrons cette énergie de guérison qui permet de faire le chemin qui va s'ouvrir devant nous.


Extrait :

"Aussi longtemps donc que l’âme court ça et là, s’unissant à ceux qu’elle rencontre et se souillant, elle est sujette à la souffrance de ce qu’elle mérite de subir ; mais si elle prend conscience des maux dans lesquels elle se trouve, qu’elle pleure vers le Père et qu’elle se repente, alors le Père lui fera miséricorde. Il détournera sa matrice des réalités extérieures et la retournera à l’intérieur : l’âme recouvrera sa disposition propre. Car il n’en va pas ici comme pour les femmes. Les matrices corporelles en effet sont à l’intérieur du corps comme les autres entrailles, tandis que la matrice de l’âme est tournée vers l’extérieur, tout comme les organes virils sont à l’extérieur. Si donc par la volonté du Père, la matrice de l’âme se tourne vers l’intérieur, elle est baptisée et aussitôt purifiée de la souillure extérieure qui fut imprimée sur elle, de même que les vêtements quand ils sont tachés sont mis à l’eau et retournés jusqu’à ce que soient enlevées leurs taches et qu’ils soient purifiés. Or la purification de l’âme est de recouvrer à l’état neuf son organe premier et de se retourner. C’est cela son baptême. "


Cet extrait est celui que j'ai lu dans la vidéo. Il exprime la notion d'intériorité, dans le réalisme de YinYang, à savoir l'UN-dividu et l'EX-nihilo, l'intérieur, et l'extérieur... Pour simplifier les choses, disons qu'il nous est ici demandé par la volonté de cette énergie suprême, de nous observer en dehors du mental, dans le coeur, et donc dans l'âme.


Extrait :

"Alors elle commencera à s’irriter contre elle-même comme celles qui accouchent, au moment de mettre au monde l’enfant, se tournent contre elles-mêmes avec irritation. Mais, puisqu’elle est femme, elle ne peut engendrer seule. Le Père lui a envoyé du ciel son mari, qui est son frère premier-né. Alors l’époux descendit vers l’épouse. Elle quitta sa prostitution première, elle se purifia des souillures des amants adultères et se renouvela dans l’état d’épousée. Elle se purifia dans la chambre nuptiale, elle la remplit de parfum ; elle s’y assit en guettant l’époux véritable. Elle ne court plus sur la place publique, s’unissant à qui elle veut, mais elle est restée à guetter le jour où il viendra, en le redoutant car elle ne connaissait pas son aspect. Elle ne se le rappelle plus depuis le temps où elle est tombée de la maison de son Père. Mais, par la volonté du Père, elle a rêvé de lui comme une femme amoureuse d’un homme. "


Interprétation personnelle : je vois dans cet extrait qui sera le dernier ici de multiples niveaux de lecture. Tout d'abord, le frère est la partie masculine de l'âme, et je dirais le mental terrestre. Les mémoires acquises dans le passé sont renvoyées du réceptacle de l'âme vers le conscient, par l'inconscient. Cela est suite au travail volontaire, au lâcher prise sur les évènements, que ces informations reviennent à la conscience. Deuxièmement, on ne peut faire autrement qu'y voir la description de YinYang, le Yang étant le frère, ou la part du père qui vient compléter la part de la mère... L'extrait annonce que l'âme cesse d'aller voir ailleurs, qu'elle cesse de se confier au désir des autres, ainsi qu'à leurs blessures qui ne sont pas les siennes. Dans la vraie vie incarnée, cela signifie véritablement "le lâcher prise total", l'acceptation que quelque chose de plus grand nous pousse à aller toujours plus loin, à l'intérieur, mais pas que... Enfin, on ne peut pas passer à côté de l'idée que le frère du début est bien le jumeau d'âme. Là, il faut couper le mental qui va inévitablement tenter de contrer l'information en disant :"Oui mais euh, je veux biennnn, mais quand même, le masculin c'est pas la féminine, et le chaser à bien une âme féminine lui aussi, donc le chaser est une femme...!!".


Attention aux interprétations exotiques et egotiques des choses !

Comme il est dit plus loin dans l'exégèse : "... il convient que l’âme s’engendre elle-même et revienne à son état premier. ", mais quel est cet état ? Huummm.... l'amour ? La paix ? La liberté ? Je ne peux que difficilement parler de cela tant vous êtes nombreuses et nombreux, et tous différents, sur vos chemins respectifs. Disons que ce que chacun peut comprendre est ceci : l'état de pureté est cet état où rien ni personne ne pourrait venir faire baisser l'énergie de joie qui émane de nous... Pensez-vous qu'un ange s'inquiète ? Un chérubin ? Un guide ? Un maître ascensionné ? La Source ? Dieu ? L'univers ? Pensez-vous sincèrement que ces formes énergies surpuissantes s'inquiètent ? Non. Votre mental s'inquiète, parce qu'il y a des peurs en vous, qui vous poussent même à avoir peur de l'amour...


Le voilà sous nos yeux ce contrat d'âmes qui au final peut paraître à la fois très complexe, et pourtant si simple... Aimer la vie, ça ne peut être véritable sans s'aimer Soi autant que l'on aime l'autre. Cela relève du challenge le plus grand qui soit, que d'accomplir cela en une vie, voir même en une demi-vie pour beaucoup. Pourtant, nous sommes bien deux, deux à interagir, deux à construire seuls cette unicité en nous. Qui suis-je pour connaître le contenu du contrat de chacun ? Il y a ce que nous avons envie de réaliser en tant qu'être humain, il y a ce que nous sommes dans l'humanité, et ce que nous sommes en tant qu'âme. Une flamme jumelle est un être humain avant tout, homme, femme, jeunes, vieux... Il y a cependant une chose à voir : l'incarnation entière de l'âme, ce moment où elle prendra place dans son siège, en ceinturant l'esprit terrestre, cet instant ne peut être promis qu'aux vertueux. J'ai foi en cela, comme j'ai foi en l'humanité.


Chacun(e) est libre d'interpréter ce texte à sa façon. Je l'ai fais ici à la mienne, que j'ai voulu simple pour une possible compréhension du plus grand nombre. Il y a du conditionnement, indéniablement. Une fois de plus il ne s'agit que d'un texte, empreint de sagesse, mais qui a été écrit par un homme, ou une femme, puis recopié par d'autres, et peut être encore, finalement, interprété et réinterprété... Je vous laisse donc en retirer ce qui est bon pour vous, en prenant le recul nécessaire.


Merci pour votre fidélité.

Denis Mourizard




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