On nous parle de courage ?

Mis à jour : avr. 16

Où va le monde ? Où vas-tu toi-même ? Où vais-je quant à moi, en écrivant ce texte ? Trois questions reliées, étroitement connectées et interdépendantes les unes des autres feront office d'introduction à ce texte que j'ai appelé "courage". Courage pour quoi ? Parce que le chemin de ceux qui seront conduits jusqu'à lui demande peut être à recevoir humblement ce texte, comme je le cède humblement, et sans rien en attendre en retour. Le chemin vers soi est un parcours initiatique de la plus haute importance, pour chacun, comme pour le monde. Je parle ici du monde tel que nous le connaissons, dans sa partie la plus intime, mais aussi dans son plus vaste déploiement. Le monde n'est pas que l'humanité, car ce serait le réduire à la seule condition humaine. Il y a Gaïa, notre planète, notre terre, bien commun à tous, exploitée sans vergogne par les uns, honorée par les autres. Il y a l'humanité, les milliards d'êtres humains, notre responsabilité à chacun, exploitée sans vergogne par les uns, ignorée par les autres, et heureusement, aidée par certains. Il y a le vivant, végétal, animal, et minéral, notre moyen à nous de nous sentir humains, exploité sans vergogne par les uns, vous imaginez la suite…


Il y a le connu, et aussi l'inconnu. Il y a ce en quoi l'humain s'autorise à croire, car la science lui en a prouvé la réalité. Il a ce en quoi certains humains refusent de croire, car la science refuse de s'y intéresser. Tout cela fait le monde dans lequel nous vivons. Alors pourquoi courage ?


Courage à ceux qui en ce temps se sentent envahis par des questions qu'auparavant ils ne s'étaient jamais posées. Des questions qui sont surprenantes, obsédantes, car conscientes. Que ces questions arrivent depuis quelque temps dans les coeurs de nous, humains, n'est pas le fruit de la science. Cela est le fruit d'autre chose de bien plus grand, bien plus vaste, si vaste que cela dépasse largement les connaissances humaines. Dans le courant du "nouvel âge" on nous dira que les anges sont là, que l'amour de Dieu nous inonde et que l'humain est beau, si beau. Pourtant, quand les consciences s'ouvrent et s'interconnectent, on ne peut rester sur cette idée là, car justement, on devient conscient que quelque chose de nouveau, d'inconnu, et donc d'étrange se passe en nous. J'appelle cela le chemin de conscience spirituelle, ce chemin qui conduit enfin celui (celle) qui le découvre, à appeler en lui (elle) son âme. Parce que nous disons très facilement être une âme, nous pensons facilement que toutes les âmes sont belles. Ton âme est belle, dit-on, mais que connait-on réellement de cette âme ? Connait-on ses souffrances ? Qui peut ainsi dire que toutes les âmes sont belles ? Je ne le peux pas, mais ce que je pense, c'est qu'à la vue de ce qui est produit en notre monde, il ne peut y avoir que deux solutions : soit certaines âmes sont funestes, soit certains humains sont coupés de leur âme. Cette question est cruciale pour l'auteur, ici. Elle est cruciale, car elle soulève une réalité : l'incarnation.


Et si ce chemin spirituel n'était rien d'autre qu'un travail d'incarnation consciente de notre âme ?

Si nous réfléchissons quelques instants sur notre condition, nous comprenons que nous sommes nés dotés d'une âme incarnée. Un bébé n'a de conscience, que ce qu'il a appris, c'est à dire rien ou si peu de choses dans sa vie naissante, et tant de choses qui restent à rayonner de ses vies passées. Tous les bébés sont-ils joyeux ? L'expérience éveillée de chacun peut répondre à cette question. Une chose est sûre : un bébé n'est pas dans la dualité, jusqu'à ce que celle-ci se soit installée par ce qui lui a été enseigné. Alors l'âme semble être incarnée dès l'arrivée du bébé, et ce depuis qu'elle est entrée dans le corps, de l'enfant, dans celui de la mère. Puis, progressivement les blessures ont pris naissance, celles que l'âme a décidé de transcender avant de s'incarner. Plus les blessures ont pris la place dans ce corps d'enfant, puis d'adolescent, plus l'âme s'est éloignée, non pas de l'être, mais du corps. Remplacée par le mental, peu à peu sa place a été colonisée par les douleurs de l'être. J'ose dire ici que l'âme quitte le corps, et quelque part, je laisse l'imaginaire imaginer ce qu'il veut imaginer. Je ne parlerai pas de désincarnation, mais de distorsion de l'âme. Depuis l'instant où elle est entrée dans le corps, scellée pour le temps de la vie du corps à sa matière, et donc à sa vibration, elle n'en sera jamais coupée à un autre instant que la mort. Reliée elle est, mais éloignée. Son pouvoir sur la matière s'amenuise au fur et à mesure que l'épuisement du mental conduit à l'inconscience. Arrive un jour où on ne la perçoit plus, on ne croit plus que ce que l'on voit, sans même plus comprendre ce que l'on ressent, quotidiennement.


Alors depuis quelques années a commencé ce grand basculement. Ceux dont le coeur saignait de douleur, non seulement pour eux-mêmes et leur condition, mais aussi pour la douleur d'un monde qui se perd de plus en plus, ceux-là ont reçu l'appel de leur âme. Quel appel ? L'appel d'une force, d'une énergie de plus en plus forte, et dont le but n'est plus d'exister, mais de changer. Il ne suffit plus d'exister dans un monde qui ne nous ressemble plus, mais d'être dans ce monde ce qui fait vibrer notre coeur. Pour cela, il n'y a d'autre moyen que de rappeler à soi son âme, en soi, pour que l'âme puisse rayonner dans le monde de la densité. Ce rappel est une chose, le réussir en est une autre. Essayer de remplir avec de l'huile une bouteille remplie d'eau est impossible. Si elle est pleine, elle est pleine. Pour que l'huile daigne prendre place, il lui faut de la place. Cette place se fait simplement par l'évacuation des douleurs, ces douleurs qui ont chassé l'âme hors du corps.


Courage prend ici son sens, car nous entrons dans les faits et dans cette forme de réalité. Qui peut prétendre arracher une mauvaise herbe sans avoir la vue adéquate ? Quand on ne voit pas, on tâtonne, et c'est bien cela qui se produit au début. On veut, mais on ne comprend pas, on ne voit pas que c'est dans le coeur que cela se passe. Je veux dire ici courage, parce qu'il nous en faut, et nous en avons. Nous avons le pouvoir du courage, car il faut bien cela pour parvenir à transcender ce courage. À se tordre le cou de rage, on finira, si c'est écrit ainsi, par se passer du courage pour être. Nul ne peut, à mon humble avis, rester sur le chemin de soi sans ce courage initial. Il faudra aller voir ses ombres en soi, comme on va au jardin chercher les mauvaises herbes. On pourra se rassurer en se disant spirituel, et se raconter des histoires qui n'en nous mèneront à rien d'autre qu'à miroiter. Imaginez donc arracher en une seule fois, en un seul geste, en un claquement de doigts, toutes les mauvaises herbes du jardin… Doux rêve. Non, désherber naturellement un pied de rosier demandera de la méthode et de la patience, mais aussi beaucoup d'humilité, hors du temps. Sans tout cela, on ne peut imaginer arracher les herbes sans se blesser. Mauvaise herbe après mauvaise herbe, en visualisant seulement le résultat escompté, là est la bonne méthode qui apaise l'âme et qui nettoie le corps.


Alors sur ce chemin-là, oui il faudra du courage et de l'abnégation. Il faudra aussi beaucoup d'humilité. Cette humilité-là, ce sera l'ennemi juré de l'ego, lui qui, depuis tant d'années nous a plongés dans le noir total, à tenter de nous affirmer en ce monde profondément égotique lui-même. Finalement, et à chaque fois, notre ego n'a pas suffi à lutter contre "plus fort que lui", car fonctionner dans l'ego nous conduit à nous confronter à ceux des autres. Je ne dis pas que cet ego est inutile. Je ne dis plus qu'il faut "tuer" comme nous l'affirme le new âge. Comment pourrait-on se sécuriser sans les alertes de notre ego, et sans notre perception des situations que nous vivons ?


L'ego est juste, quand il est à sa juste place, et dans le bon volume.

C'est en raison de toute la place qu'il a prise que nous avons à travailler l'humilité, non pas face à l'homme, mais face à la Source. Vouloir servir la Source est bien, reconnaitre que c'est à nous d'incarner ses valeurs est autre chose. Si nous reconnaissons que tout ce qui est provient de la volonté de la Source, alors on peut se poser la question : n'est pas en raison du déni du divin en lui que l'homme finit par produire ce qui est ? Autrement dit, n'est point en raison du fait qu'elle soit coupée du divin en elle que l'humanité fait le monde tel qu'il est ? Si nous pensons que la Source n'est que le bien, et qu'en même temps elle a tout créé, a-t-elle créé ce que nous vivons ? Non ? Alors nous acceptons que le mal est bien une force qui combat la Source de tout bien… Qu'en est-il alors du fait que la Source a tout créé ? J'écris la Source pour ne pas écrire Dieu, et ainsi éviter d'être taxé d'idolâtre. Avancer sur le chemin qui nous est offert ne peut se faire sans intégrer cette part de spiritualité qui nous compose, et qui nous impose de voir le monde dans son ensemble, et cela commence par le monde que nous représentons individuellement. Car quiconque se dit éveillé n'est en fait que réveillé. Ces mots n'engagent que Denis, bien entendu…


Ce que je pense est que l'état d'éveil est pour plus tard, lorsque l'être a su transcender toutes ses difficultés, jusqu'à ne plus être que pensées. Jusque là, nous allons expérimenter ce qu'est la conscience lucide, de nous-mêmes tout d'abord. Nous allons voir nos souffrances, et les comprendre. Alors pour cela il faut du courage. Il y aura des résistances en premier lieu, et nous expérimenterons la position de victimes. Victimes d'un système auquel nous avons bien collaboré, dans l'inconscience certes, mais collaboré, quoi qu'on en dise. Le pire étant que nous y collaborons encore, chaque jour, d'une façon ou d'une autre. La matrice est indissociable de l'humanité. Alors, comment faire pour s'en extraire ? Faut-il s'en extraire ou la faire changer, sans s'y noyer ? Victimes de la matrice devenue bourreau, nous essaierons de sauver ceux qui ne voient pas ce que nous voyons, dans notre état de conscience. Est-ce humble que de penser que nous pouvons faire changer les autres ? Surtout que bien souvent cela nous place nous-mêmes en position de bourreau de celui qui ne voit pas… lorsqu'on le juge.


Plus tard, à force de tout vouloir changer et finalement de s'apercevoir qu'on ne change rien (bien au contraire), on expérimentera le "m'en fous m'en tape". "Chacun sa merde" serait l'expression grossière et coutumière la plus adaptée ici. Après tout, pourquoi irait on essayer de sauver celui ou celle qui ne veut voir ou entendre ? D'un côté, sauver le monde, ou peut être même à ce stade, simplement l'envie de le changer. De l'autre, l'impérieuse nécessité de se protéger de l'aveuglement des hommes et de leur persistance à ne surtout rien changer. Face à la matrice qu'il s'impose comme le pot de fer, nous réalisons que nous sommes le pot de terre. Je vois en cela la dualité, qui en tant que telle nous pousse à fuir un extrême pour tomber dans un autre. Point de salut ici, point d'unité, ni d'équilibre. C'est chacun pour soi, exactement comme ceux que l'on montre du doigt. Est-ce preuve d'humanité que de penser que celui qui demande de l'aide mérite finalement ce qu'il vit ? Est-ce preuve d'humanité que de penser que l'autre doive faire le même chemin que nous, au rythme qui a été le notre ? Je pose seulement la question. On est le fruit de notre pensée, et dans ce cadre, si l’on veut changer, on change. On ne change qu'à la condition de le vouloir avec le coeur, et pas uniquement avec le mental. Quand le mental veut changer, l'ego est souvent derrière. Je vois là comme un piège tendu par l'ego et qui nous dirait : "Vas-y, change tout maintenant, et dis-moi comment tu te sens !". L'ego mental est impatient, le coeur est patient. Si l’on résonne avec le coeur, on devient patient, et en tant que tel, on accepte avec humilité l'entraide qui nous est proposée. On devient le patient d'un thérapeute, ou le client d'un coach, en acceptant tout ce que cela suppose. Comme par exemple le fait que lui (ou elle) ne détient pas LA solution, mais seulement des outils que l'on peut s'approprier, ou non. On ne peut être soi-même une opportunité de guérison pour les autres, qu'en ayant parcouru le chemin vers soi, et non pas en se contentant d'apprendre dans des livres ou des cahiers. Encore moins en suivant un gourou qui nous flatte ou nous promet la miraculeuse guérison du ciel. On apprend de ceux qui nous blessent, et qui se faisant nous libèrent en nous montrant nos blessures. Ainsi est l'humain, il grandit par la douleur. Ce n'est pas une mauvaise nouvelle, bien au contraire. Je vous le dis ainsi que je le pense, l'idée n'est pas de s'infliger de gratuites ou de couteuses souffrances, non. L'idée est de faire le chemin avec l'humilité du coeur, plutôt qu'avec l'ego du mental. Le mental sera nécessaire et montrera toute sa vivacité, toute son utilité lorsqu'il sera libéré de l'ego, et libre de recevoir la vérité du coeur pour la manifester.


Cela prend du temps, et cela exige du courage. Tendre l'autre joue quand on a reçu une gifle n'est qu'une métaphore qu'à utilisée le Christ, à mon humble avis. Peut-être que derrière ces mots se cache l'idée qu'à chaque fois que l'on pose genou à terre, il faut se relever. Ne pas penser à la douleur vécue, mais à ce qu'il y a derrière, au-delà. Se relever, quitte à retomber plus tard, ou pas. Nous sommes humains, et de coeur à coeur, le temps importe peu quand on veut accomplir son incarnation. Si vous lecteur(trice) êtes arrivé au terme de ce texte sans vous dire "bon Dieu que c'est long", alors je suis certain que vous avez en vous ce qu'il faut de courage pour atteindre votre sagesse. Nous avons tous tant à apprendre les uns des autres, mais avant cela, nous avons tant à apprendre de nous-mêmes… Transformer quelque chose ne peut passer que par la déformation. Quel que soit l'endroit où vous êtes, ce n'est que la déformation de ce que vous étiez. Peu importent les mots que vous donnez à tout, à la Source, au changement, au chemin, à l'autre, à vous, au monde, ou à l'humanité. L'humilité est Source de changement, elle est sur le chemin qui mène à l'autre, à l'humanité, puis au monde.


Sans ceux qui me lisent, sans ceux qui viennent dans mon cabinet, sans ces personnes qui m'ont aidé, et m'aident encore, sans cette vie qui me rempli, je ne serais pas ce que je suis. Alors merci à la Source de nous avoir créés nous.

*Le magnétisme, comme l'énergétique sont soumis à des prérequis sans lesquels l'efficacité est amoindrie. Ils ne dispensent pas, en outre, d'un suivi médical régulier.

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