Aimons-nous vivants

Mis à jour : avr. 16

Il est tôt ce matin, une heure idéale pour parler d'amour. Parler d'amour… LE CHALLENGE. Qui va parler d'amour ici, le thérapeute ou l'auteur ? Parce que le Monde dans lequel nous vivons a ce besoin impérial de sectoriser les choses, il me faudrait me placer plutôt dans l'une ou plutôt dans l'autre de mes activités. Je ne le pourrais point, autant vous le dire. L'amour est trop important, il mérite les beaux mots, ceux qui pour une fois ne résonnent pas avec les maux. Le puis-je dans ce texte ? À vous de me dire…


L'amour, j'ai l'envie d'en parler dans sa plus belle largeur. J'ai envie de dépasser ici le seul petit cadre tout restreint de l'amour pour l'autre. Tout d'abord parce que toute chose existante est double. Peut-on aimer l'autre sans s'aimer soi-même ? Vaste question qui dans les faits trouve bien trop souvent la même réponse : non. Tant de personnes ne souffriraient pas de l'amour s'il n'en était pas ainsi. Parce que l'amour fait souffrir, avant tout, sur cette planète. Là est une chose qu'il m'a toujours été difficile de comprendre, comment, et pourquoi souffrir de l'amour ? On nous dit qu'il faut nous aimer. Voilà des mots qui veulent tant dire, et rien dire à la fois… Avec une telle vérité, on repart bien souvent plus embêté qu'autre chose. Là est la puissance du courant new age, rendre flou ce qui pourtant est clair et simple, et priver les choses d'une part de leur vérité ou de leurs différents contextes. Dans le Monde des flammes jumelles, mais aussi dans le courant new age en général nous lisons très souvent l'expression "amour inconditionnel".


Il faudrait aimer inconditionnellement. Donc, aimer sans condition…

Il nous faudrait ne poser aucune condition au fait d'aimer, et tant pis s'il s'agit de celui ou celle dont on partage la vie, on l'aimera sans condition pour l'aimer bien. Autant dire à un éléphant d'aimer une souris dans un magasin de porcelaine. Car parfois l'amour ça bouge, ça prend de la place dans la vie, et c'est bien normal, car la vie ne saurait être sans l'amour. L'amour est souvent vu, et restreint au seul fait que deux personnes s'aiment. Ces deux personnes peuvent former un couple, mais aussi une famille, ou un cercle amical. On parle aussi d'une forme d'amour approchante entre deux êtres vivants, un humain et un animal, comme on parle d'amour pour un objet. Finalement, l'amour prend diverses formes, et on le reconnait au fait qu'on aime pas son enfant ou sa femme comme on aime sa voiture ou sa playstation… Quoi que, dans le Monde dans lequel nous vivons, on peut être surpris par certaines choses. L'amour est bel est bien différent, mais toujours il appelle le coeur. Il appelle le coeur en profondeur lorsqu'il est question de l'être cher. Serait-ce une notion de prix que je viens de poser là ? L'être cher vaut-il aussi cher qu'une voiture ? On s'y perd, tant il y a de choses qui se mélangent, souvent. Pourquoi tout se mélange ainsi ? En raison des émotions et de ce qu'elles engendrent en nous. On pourrait penser que l'amour est une émotion, mais non. Au registre des émotions, on peut en afficher un très grand nombre, mais l'amour n'y trouve pas sa place, il est ailleurs, dans un autre registre, plus haut, plus grand. On peut ressentir une émotion de joie en état d'amour, ou en étant amoureux, mais l'amour n'est pas une émotion. Une émotion se lit sur le visage, elle s'exprime dans le corps et par le corps durant un temps très court. Lorsqu'elle est conscientisée et identifiée, elle peut être stockée (mémorisée) et vécue plus durablement. On parlera alors d'un sentiment. L'erreur consiste à penser qu'un sentiment peut être d'amour. Ne dit-on pas j'ai des sentiments pour toi ? Oui, mais lesquels ? Puisque il me semble que nous ne disons pas "j'ai UN sentiment pour toi"…


L'amour est fait de tant de choses à la fois… On associe souvent l'amour à une émotion alors qu'il est ce qui déclenche l'émotion, et entre lui et nous, il y a justement ces émotions qui font qu'on le perd, souvent. On peut avoir des sentiments pour une personne sans pour autant ressentir l'Âmour avec un grand A. On peut ressentir une émotion de joie en étant avec cette personne sans être au contact de l'amour. On peut aimer un animal ou un objet sans être amoureux. Dans tout ce qui est écrit ici, l'amour est présent, mais sous diverses formes. Il ne s'agit en rien d'amour inconditionnel, ou d'amour universel, ou d'amour divin. Parfois on aime tellement qu'on se retrouve dans des états impossibles à gérer. On perd la tête ou la raison, tant on aime fort. Le jeu de l'amour nous emporte parfois dans un tourbillon énergétique à deux, dans lequel nous n'avons plus aucun contrôle.


Sans condition aucune, tout est donc permis, et si tout est permis, bien des choses arrivent.

Ainsi l'amour qui précédemment pouvait déclencher une émotion de joie pourrait très bien déclencher une émotion de colère, ou de tristesse… Tout dépend finalement de la réalité de la vie, et aussi de la réalité de chacun. Car l'amour vient toucher l'être humain au plus profond de lui-même, et plus il est fort, plus il explore en profondeur. Il fait vibrer l'être tout entier, c'est l'ensemble de ses corps physique, mental, émotionnel et spirituel qui sont stimulés. Entre deux êtres, l'énergie passera par les corps éthériques, de l'un à l'autre, créant des états parfaitement incontrôlables si nous n'avons pas conscience de ce qui se produit. Les blessures de chacun passeront ainsi en l'autre, et nous avons tous des blessures en nous. Lorsque nous développons des sentiments, de joie tout d'abord, en raison de l'amour que nous vivons, puis de tristesse, quand cet amour vacille, ou de colère parfois, cela vient alors ouvrir la porte aux blessures. La blessure d'abandon peut apparaître en raison de la peur d'être abandonné(e), et pousse à agir pour s'éviter cela. Il en va de même pour les blessures de rejet, d'injustice, de trahison ou d'humiliation… Lorsque l'amour est dit inconditionnel car sans aucune condition, il ouvre les portes à tout cela. Ce n'est qu'une question d'interprétation et de définition, qui conduit le plus souvent à ne pas comprendre ce qui se cache derrière l'amour inconditionnel, et sa véritable nature. Dans nos sociétés que l'on dit modernes, l'amour devient sécurisant. Nous recherchons cet amour là, celui qui protège à la fois le corps, l'émotionnel et le mental, mais aussi l'âme. Tout cela comme peut l'être une voiture ou une maison, ou un animal. On recherche la sécurité en l'autre, et on l'aime quand il nous donne cette sécurité. Alors revenons-en à cette phrase :


On ne peut bien aimer l'autre sans bien s'aimer soi-même.

Si on aime l'autre pour la sécurité qu'il nous apporte, et essentiellement pour cela, n'est-ce pas en raison de notre difficulté à nous sécuriser nous-mêmes ? Si nous reconnaissons en nous le fait que l'amour se doit d'être assorti de cette sécurité physique, intellectuelle, émotionnelle et spirituelle, qu'advient t'il lorsque l'amour s'épuise ou s'effondre ? L'être s'effondre, car il a confié ce qu'il a de plus intime, de plus riche et de plus puissant en lui à cette condition de sécurité. Cette sécurité étant portée par l'autre, de façon plus ou moins prononcée, nous en sommes privés en nous-même par nous-mêmes. C'est un peu l'histoire des anciennes générations qui considéraient que madame ne doit pas travailler et rester au foyer… Anciennes générations qui ont essaimé encore ces idées là de nos jours, parfois. Depuis des lustres on nous dit comment il faut aimer, on sexualise tout, ramenant la femme à une condition de soumission à la sécurisation de l'homme, alors qu'en réalité, ce n'est qu'une vision partielle. C'est une question de polarité, de sensibilité, et en résumé, l'amour est une voie qui conduit à l'autonomie dans la vie, et pas à l'enfermement affectif de la sécurité. Donc, si on aime l'autre pour la sécurité qu'il nous donne, c'est qu'on ne peut se donner cette sécurité à nous-mêmes. Je parle bien évidemment de sécurité émotionnelle (je ne subis pas les états engendrés par les situations), comme de sécurité corporelle (un toit et non un TOI, de quoi se nourrir et s'habiller), comme de sécurité intellectuelle (je suis autonome dans mes pensées) et enfin, de sécurité spirituelle (je ne me vois imposer aucun culte ou croyance). Alors, non, si on ne peut se sécuriser soi-même, on ne s'aime pas en totalité. Alors, oui, on aime inconditionnellement, sans poser la moindre condition à cet amour devenu dépendance.


Je ne peux conclure ce texte sans aborder une autre vision, une autre compréhension de l'amour que l'on dit inconditionnel. Cette vision là accorde à l'autre le droit d'être ce qu'il est, autrement dit la liberté d'être lui-même. Personnellement, je la comprends cette vision, mais je la pense irrémédiablement associée au devoir de se respecter aussi tel que l'on est. Il s'agit ici de ne poser aucune condition à ce que devrait être l'autre, mais en contrepartie, pour l'équilibre, en posant ses propres conditions à soi-même au moment de choisir l'autre.


Est-ce que dans la relation qui me relie à l'autre tout se relie ?

Suis-je respecté(e) pour ce que je suis (corporellement, intellectuellement, émotionnellement et spirituellement) ? Je peux être totalement respecté(e), ou pas respecté(e) du tout, il y a des latitudes entre ces deux extrêmes. Quand ces deux extrêmes se retrouvent à interagir dans un couple, cela devient explosif et destructeur, par amour, toujours. Car dans ce cas, il est fréquent que celui qui ne respecte pas son conjoint en lui imposant une vie qu'il n'a pas choisi le fasse pour le protéger. Parce que lui sait, pas l'autre, ce qui est bon pour lui (du moins le croit-il). En face, l'autre fera tout pour sauver cet amour sécurisant, y compris s'oublier totalement dans cette relation devenue à sens unique. L'un sera parti sauveur et deviendra bourreau, l'autre sera parti victime et deviendra sauveur. Vous lirez dans l'ouvrage "Flamme Jumelle - De le Gémellité à l'Unicité" les explications de Fabien Marchand sur les quatre consciences. L'amour inconditionnel et aussi conditionnel, mais en aucun cas conditionné. L'amour que l'on dit inconditionnel est au centre de tout, et donc au centre de nous, au centre du coeur. Le coeur n'exclue aucune partie de nous, car il nous relie à tout, chaque conscience qui nous compose, comme chaque situation ou présence vécue par nous à l'extérieur de nous. Le coeur a ses conditions, nul ne peut en douter.


Aimons-nous vivants est le titre de cet article. La vie, dans ce qu'elle a de plus sacré, est amour inconditionnel. La vie, lorsqu'elle est respectée fait son chemin sans jamais juger. La vie n'a pas besoin de juger, elle se contente de recevoir, et en juste retour à ce qu'elle reçoit, elle donne. La vie n'est pas mentale, elle est amour. On n'est pas en vie en prison, en prison nous survivons. En tant que sur-vivants nous sommes au-dessus de la vie, non ancrés dans la vie. Ce qui suit n'engage que l'auteur. L'être humain cherche l'amour, et bien souvent il ne voit pas qu'il recherche seulement la vie. Dans l'amour il cherche le bonheur, donc la joie. Il voudrait ressentir au quotidien cette joie de vivre qui permet l'amour pour tout.

L'amour n'est pas mental, il vient du coeur. Entre les deux, les émotions font et défont ce que le mental a posé comme étant vrai.

Quand le coeur est aligné avec le mental, tout fonctionne, car la vie est constructive. Quand le coeur et le mental sont désalignés, il y a mensonge à Soi, et tout se met à s'enrayer. La vie se réduit, elle ne construit plus. L'amour est une énergie qui vient du coeur, l'amour est l'énergie de vie. Quand le coeur ne bat plus, la vie n'est plus. J'ose faire ce lien ici, car l'amour nous le voyons, construit. Dans le relationnel humain, deux êtres qui s'aiment créent la vie. Un homme et une femme deviendront père et mère, il créeront un foyer commun, et une famille. D'autres ne feront pas d'enfant, mais ils créeront d'autres foyers, d'autres réalisations. L'amour fait avancer, car l'amour fait vivre. La vie est en ce sens celle qui mérite tout l'amour de l'être. Aimer la vie ne saurait s'entendre sans que l'on aime SA vie. C'est un peu comme s'aimer soi-même pour aimer l'autre.


Alors pour aimer la vie que faut-il faire ? Suis-je à même de vous offrir ici autre chose qu'un simple point de vue ? Peut-être chercher à la comprendre, et cela, vous seul(e) en avez la possibilité. Il est possible d'aider, et là est la fonction des "coachs" (terme actuellement exigé par la matrice, et auquel je me soumet). Aider comment ? En échangeant, en acceptant d'observer en Soi une réalité que l'on a peut-être pas encore vue, on apprend par soi-même sur soi-même. Par l'échange, on apprend sur l'autre et par l'autre. En vivant tout cela ensemble, on apprend sur le Monde, par le Monde. En aimant ce jeu, on finit par aimer la vie…


Parce que la vie est un jeu d'âmes, et donc un jeu d'enfants.

Illustration : Pixabay #Bessi

*Le magnétisme, comme l'énergétique sont soumis à des prérequis sans lesquels l'efficacité est amoindrie. Ils ne dispensent pas, en outre, d'un suivi médical régulier.

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